Édition Internationale NUMÉRO 3/1999 BÉNÉFICES ACCORDÉS AUX VÉTÉRANS AUSTRALIENS Les bénéfices que le Gouvernement d'Australie accorde à ses vétérans à la retraite nous donnent l'air de vils «gratteux». Évidemment, l'Australie étant plus proche des atteintes des Japonais au cours de la dernière guerre, ses citoyens et ses politiciens se sentaient plus proches des champs de bataille que nos Canadiens rendus plus ou moins indifférents par la distance entre autres. Quoi qu'il en soit, voici un exemple qui illustre l'attitude qui prévaut en Australie : Une infirmière ayant servi au Vietnam, revient chez elle et éventuellement reçoit une petite pension comme vétéran. Subséquemment, sa pension est majorée de 650 $ par quinzaine, est complètement indexée et exempte d'impôts. Avec ladite pension vient une Carte d'Or qui lui apporte les bénéfices suivants : transport public gratuit, frais médico-dentaires et oculaires gratuits, hospitalisation gratuite, taxes de propriété coupées de moitié, coûts de téléphone réduits, possibilité de se procurer une voiture neuve tous les deux ans sans taxes, admission au cinéma gratuite pour elle-même et son époux. À son décès, son mari continuera de recevoir cette pension et tous les bénéfices qu'elle comporte, jusqu'à sa mort. Tous les vétérans de la Deuxième Guerre ont droit à une Carte d'Or, de même que leur conjoint(e). Mais au Canada, on n'accorde RIEN à ceux qui ont servi dans la Marine Marchande. Notre Gouvernement a même offert des excuses au Gouvernement Nippon pour des gens que l'on soupçonnait d'être des espions des Japonais, et on leur a donné en plus une récompense financière! Par contre, nos vétérans de Hong-Kong qui furent maltraités on ne peut plus, se sont vus refuser toute compensation par le Japon! Le Vétéran canadien ne reçoit rien de son ingrat Gouvernement! À mesure que les années passent et que l'on s'éloigne de la Guerre 1939-1945 et de la Corée, il devient de plus en plus difficile d'obtenir des faveurs pour les Vétérans. Dans certains hôpitaux militaires, on donne de la nourriture pré-congelée, réchauffée à des patients alités. En passant, les lits sont difficiles à obtenir! Il est ironique mais quand même vrai que les criminels sont mieux traités dans nos prisons! Qu'avons-nous donc fait de mal en offrant nos services, notre vie au Canada?!! L'appropriation de ces économies au sein de notre Fonds de Pension par le Gouvernement est un exemple flagrant de l'indifférence de nos politiciens élus et de la Bureaucratie qui nous dessert.
DU MARIAGE APRÈS L'ÂGE DE 60 ANS Nos aviseurs légaux ont reçu instruction d'enregistrer auprès de la Cour d'Appel, notre désir qu'elle somme la Commission des Droits de l'Homme de réviser sa décision qui nie à un vétéran qui se remarie après l'âge de 60 ans, son droit aux bénéfices normalement accordés à un survivant.
Les veuves en question ne sont pas des «Gold Diggers» et elles ont bel et bien droit à ces bénéfices de survivantes. Ce refus inexplicable va de pair avec certaines décisions prises récemment, sentant la discrimination la plus injuste et aberrante que l'on puisse pouvoir s'attendre d'un organisme de l'envergure de cette Commission! Il nous faut forger de l'avant et parvenir à convaincre la Commission que le sort de nos veuves de vétérans nous est des plus important et que nous sommes déterminés à les protéger, peu importe l'âge de leur ex-époux contribuable. Il y a suffisamment d'argent dans notre compte de Fonds de Pension pour défrayer le coût d'un déboursé aussi infime. Évidemment, voilà qui s'avérait vrai avant que le Gouvernement s'approprie nos supposés «surplus». Nous ne pouvons comprendre comment la Commission des Droits de l'Homme de même que les Cours de Justice, peuvent justifier leur attitude qui les porte à ignorer une discrimination aussi évidente qu'odieuse! Voici ci-après le texte d'une lettre mandée à la Commission précitée : Commission canadienne des Droits de l'Homme 344, rue Slater OTTAWA, ON K1A 1E1 Compétence de Mademoiselle Danièle Lacoste, Directrice aux Enquêtes
Chère Mademoiselle, SUJET: Plainte #B45372, logée par l'AFP/AAC, Représentée par ses avocats Caroline Engelmann Gottheil par Fiona Campbell Nous représentons le Plaignant en le sujet mentionné en rubrique. Nous vous offrons nos commentaires en regard de la Section 40/41(C) Analyse (l'Analyse) mandée à notre client en date du 29 mars 1999. Nous ne sommes pas d'accord avec la recommandation faite dans l'Analyse à l'effet que la Commission devrait décider de ne pas légiférer sur la plainte de notre client en vertu de la Section #419(c) de l'Acte (l'Acte) des Droits de l'Homme. Nous exhortons la Commission à rejeter cette recommandation et à procéder à l'étude de ladite plainte de notre client. Section #62(1) de l'Acte : Nous sommes d'avis que les décisions de la Cour Fédérale, Division des Procès dans le cas de Magee vs CAF and Cowie et Al vs HRDC sont différentes en ce qu'elles traitent de provisions législatives très différentes de celles qu'adresse notre plainte - le cas Magee avait trait au cas du refus d'accorder à une femme séparée de son mari, des bénéfices de «survivante», cela consistant en de la discrimination selon l'Acte. D'emblée, le cas Cowie traitait du droit de deux personnes du même sexe d'avoir droit ou pas aux bénéfices prévus par le Plan de Pension du Canada. Par contre, notre cas concerne une provision de l'Acte du Fonds de Pension du Canada (CFSA), qui discrimine carrément envers les veuves de militaires retraités et décédés, et ce, axé sur l'âge et le sexe. Attendu que le but de l'Acte est de prévenir et d'éliminer toute discrimination, il irait à l'encontre de cet objectif d'exclure le cas que nous vous présentons de la juridiction de cet Acte même. King & Sutherland vs Sa Majesté la Reine : Nous nous objectons aussi à la conclusion de l'Enquêteur qui veut que la Commission ne devrait pas transiger avec notre cas parce que notre plainte traite d'issues semblables à celles qui ont déjà été adjugées par la Cour dans l'affaire King & Sutherland vs Sa Majesté la Reine. À noter que le cas précité fut adjugé selon les provisions de la Charte, Section 15, et non celles de l'Acte. Bien que la Section 15 de la Charte et les provisions de l'Acte visent le droit d'un individu à un traitement égal, ces droits, en vertu de la Section 15, sont qualifiés par la Section 1 de la Charte comme suit : «La Charte des Droits de l'Homme du Canada veut assurer les droits et la liberté de l'individu tels qu'elle les définit, mais tout en demeurant dans les limites du raisonnable tel que prescrit par la Loi, et pourvu que l'on puisse les prouver comme étant justifiables au sein d'une société libre et démocratique». En effet, les provisions de la Section 1 de la Charte ont joué un rôle de toute importance dans la décision de la Cour dans le cas King & Sutherland. Il n'y a aucune provision dans l'Acte qui puisse être comparée à la Section 1 de la Charte. Par conséquent, la Commission ou tout autre Tribunal appelé à adjuger sur notre plainte en vertu de l'Acte, pourrait arriver à une conclusion totalement différente de celle qui a mené à la décision rendue dans le cas King & Sutherland. Tel que mentionné, les Cours ont maintenu que le but de l'Acte est de prévenir et éliminer la discrimination. C'est aussi chose banale que pour avancer ce principe, les provisions de l'Acte doivent être interprétées à la lettre. Nous faisons donc face à deux cas différents entre le cas King & Sutherland et celui de notre client. Conséquemment, nous sommes d'avis qu'il en irait à l'encontre des buts et principes de l'Acte et son interprétation des principes en cause, si la Commission refusait de transiger avec notre plainte. Au lieu de perpétuer et de projeter les buts de l'Acte, une telle abstention résulterait en l'absence de tout remède pour notre client ainsi que pour les nombreux organismes qui partagent sa position et ses buts. Pour toutes les raisons évoquées, nous réitérons notre position à l'effet que la Commission ne devrait pas poursuivre ses intentions de se prévaloir de la Section 41(C) de l'Acte et qu'elle devrait se pencher sur la plainte enregistrée par notre client et ce, aussitôt que possible! Sincèrement, Caroline Engelmann Gottheil par Fiona Campbell Alors que le Canada Mortgage and Housing Corporation distribue à ses employés les fruits de leur labeur, soit les surplus de leurs Fonds de Pension, notre Gouvernement au grand coeur, de concert avec le Sénat dominé par des Libéraux, s'approprie nos économies!
Note: Ailleurs dans ce bulletin, vous trouverez un résumé des démarches que la Commission des Droits de l'Homme est à prendre pour (tel qu'elle nous le dit), changer son mandat. La réalisation de cet objectif serait en mesure de s'adresser à notre problème. Il serait à espérer que ce problème pourrait être corrigé, résolu, ou serait-ce là une autre ruse destinée à retarder le moment où le Président de la Commission sera forcé de prendre une décision qui ne plairait peut-être pas au Gouvernement?!! Nous avons bien fait une présentation à cet Auguste Comité par l'intermédiaire de notre Officier de Liaison à Ottawa, le Lt-col Chuck. McCabe, mais la Commission ne semble pas pressée outre-mesure de faire un rapport sur cette présentation. Enfin, un rapport serait dû en avril de l'an 2000!
LE COMITÉ D'INVESTISSEMENT DU FONDS DE PENSION Maintenant que le Projet de Loi C-78 est passé à l'histoire, du moins d'ici à ce que nous ayons des résultats de notre litige, le combat pour le contrôle du reste de nos Fonds vient de s'amorcer! Les bureaucrates du Trésor, à l'instar de ceux du Département de la Défense, sont à mettre sur pieds un Comité de Gestion (?) pour administrer ce qui reste de notre Fonds de Pension auquel l'on aura ajouté les contributions mensuelles des membres des forces encore en service. Ce plan fut mentionné par la Présidente du Trésor (allusion seulement) lors de la dernière présentation que nous fûmes appelés à faire au Sénat. Madame Robillard suggéra que l'on ait confiance en elle et en ses collaborateurs au sein du Trésor en ce qui a trait aux investissements, sans qu'il y ait nécessité de vérifications occasionnelles ou dévoilement des soldes aux Fonds en cause. Elle nous a aussi promis qu'elle consulterait les contribuables. Mais, n'avons-nous pas entendu ces mêmes promesses des lèvres de son prédécesseur qui, néanmoins, a dû suivre les «conseils» de ses bureaucrates? Notre ministre de la Défense nous a bien dit qu'il avait parlé à Monsieur Massé, mais était-ce seulement pour lui dire bonjour?!! Il ne faudrait pas retenir son souffle sur cette promesse! Être consultés par Madame Robillard ou notre MDN! Peut-on même espérer que ces deux personnes pourront un jour se concerter pour arriver à une décision qui nous serait favorable?!! Ah oui, ce comité ne serait pas assujetti à aucune entrave telle qu'une audition de ses livres et de ses affaires par l'Auditeur Général du Canada! Évidemment, nous les citoyens bien ordinaires qui avons servi en uniforme, sommes trop idiots pour savoir de quoi il s'agit lorsque l'on parle d'investissements. En conséquence, nous sommes exclus du Comité! Nous ne pourrons même pas avoir l'opportunité de choisir qui nous représentera sur ce Comité car cette personne sera choisie par le Gouvernement. Voilà une autre occasion de faire du patronage en faveur des bureaucrates à la retraite ou de politiciens manqués! Il peut se faire (?) que nous soyons invités à participer en tant que conseillers sur la question de nos fonds, de nos économies, tout au moins sur ce qu'il en restera après la prochaine appropriation! Il me semble qu'il y a quelque chose de curieux dans ce scénario! Ah oui, mais n'avons-nous pas vu le Parti Libéral nous démontrer sa conception d'une démocratie participante en action, lorsque le Gouvernement a rapidement passé le projet de Loi C-78, se servant de l'expédient dit «closure» (fermeture ou suspension des débats) à la Chambre des Communes et la même ruse utilisée deux fois au Sénat, dominé par des Libéraux? Face à une opposition ineffective, Monsieur Chrétien et ses gais lurons des deux sexes nous passent dessus, nous les retraités des Forces Armées, de même que ceux qui sont encore en uniforme. Mais peut-être qu'une victoire devant les Tribunaux de Justice viendra-t-elle à faire réaliser au Gouvernement qu'il a affaire à des être vivants et non à des esclaves?!!
LE EMAIL ET LE SITE WEB Nous sommes réellement entrés dans le 21e siècle en nous procurant les facilités mentionnées en rubrique, soit : Email : Site Web : http://www.afp-aac.org
Le site Web a été conçu par le Major Brian Westbrook, AFP/AAC, Directeur pour le Manitoba, qui continuera comme «Maître du Web». Email: Brian_Westbrook@UManitoba.CA
PRÉSENTATION AU COMITÉ BANCAIRE, INDUSTRIE ET COMMERCE LES 23-24 AOÛT 1999 AFP/AAC Chairman Ed Halayko Addressing Senate Committee 
Les représentants de notre Association, celle de la GRC, des syndicats et des organismes intéressés, se présentèrent au Sénat pour la deuxième ronde de présentations tenues par le sous-comité du Sénat dominé par des membres du Parti Libéral. Notre Association était représentée par son Président national, Ed Halayko, la Vice-présidente (veuves de militaires), Helen Rapp et Maître Fiona Campbell, avocate et conseillère légale. La présentation initiale fut faite par la Présidente du Trésor, Madame Lucienne Robillard et sa secrétaire. Si nous nous attendions à un tant soit peu d'amollissement dans l'attitude du Gouvernement, eh bien nous en fûmes quittes pour notre peine! Nous ne fûmes toutefois nullement surpris! En dépit de la directive émise par le Sénat en juin dernier à l'effet que le Président du Trésor devrait rencontrer et consulter les contribuables sur la question du Fonds de Pension, Monsieur Marcel Massé, le prédécesseur de Madame Robillard, de même qu'elle-même, en sa capacité présente, continuent de fronder cette directive et n'ont encore rencontré personne. L'excuse invoquée est que le Gouvernement Chrétien n'accepterait aucune discussion antérieure à ces rencontres de consultation touchant à celle de la propriété des argents de solde différés (déduits à la source), car le Gouvernement en veut tout le paquet! D'emblée, le Gouvernement est disposé à discuter, mais non à faire des concessions ou prendre des engagements en ce qui a trait au Comité de Consultation (sa composition) du Comité principal mentionné en rubrique. De toute évidence, ce Comité doit demeurer l'oasis du Trésor pour accommoder les intentions de patronage du Gouvernement. Il avait bien été mentionné qu'une rencontre (ostensiblement de consultation) avait eu lieu avec des représentants de notre Association et ceux de la GRC, mais coincée par d'habiles questions de notre part, Madame Robillard dû admettre qu'il n'y avait jamais eu de telle rencontre avec les parties concernées! Évidemment, ces déclarations de nature à mystifier les plus avertis, ne furent jamais retenues par le Comité du Sénat majoritairement Libéral! Toutefois, il est bon de remarquer que Madame Robillard déclara qu'elle était anxieuse de voir ce projet de loi passé au plus tôt afin que DES AMENDEMENTS PUISSENT ÊTRE APPORTÉS AUX RÈGLEMENTS... plus tard! Eh bien, que pensez-vous de tout ça? Sciemment, l'on passe un projet de loi émietté et l'on promet d'y apporter des amendements qui n'y seront jamais incorporés! Il est malheureusement trop évident que l'intention du Gouvernement n'était que de légaliser l'appropriation des argents que l'on sait! Le Gouvernement veut s'assurer la possession de ces fonds pour palier aux prochaines élections. Mais que nous sommes donc veinards d'avoir un Gouvernement aussi soucieux de notre bien-être! Un deuxième objectif avait été de redéfinir la question des relations «matrimoniales» de couples de même sexe et leur éligibilité aux bénéfices de survivant(e)s. Les Cours de Justice ont deux fois renvoyé cette définition. Quand même, le Gouvernement passe par la porte arrière pour créer une nouvelle dimension pour ces liaisons anormales. N'avons-nous pas déjà entendu un ex Premier Ministre déclarer que l'État n'avait pas d'affaire dans les chambres à coucher de ses électeurs? Pourquoi donc le Gouvernement actuel s'y fourre-t-il le nez! Lorsque l'on demanda à Madame Robillard pourquoi cette hâte fébrile de passer le projet de loi C-78, l'on peut se poser la question à savoir le Gouvernement aurait-il déjà dépensé les sommes d'argent en cause dans son budget 1999? Après passablement de «vasage», nous ne pûmes obtenir de réponse; il nous fut évident que nous perdions notre temps et que nous ne pouvions espérer gagner notre point! Daryl Bean: Au lendemain de notre présentation au sous-comité du Sénat, le Président de l'Association de la Fonction Publique du Canada prit la relève avec une déclaration très forte et aussi précise, ne ménageant pas ses sentiments. De fait, le Sénateur DeBané le prit à partie pour son usage de mots outranciers tels «voler» et «s'approprier». Monsieur Bean répliqua que si le Sénateur pouvait lui produire des mots plus aptes, plus descriptifs que ceux qu'il avait employés, il serait heureux de les utiliser (Monsieur Bean parlait évidemment de l'appropriation de nos économies par le Gouvernement). Il n'y eut aucune réplique de la part du Sénateur. À ce point, le Sénateur Stratton questionna la validité d'un sondage commissionné par l'Association que représente Monsieur Bean (PSAC), sondage mené par «Environment Research Group», lequel démontra que seulement 5 % des personnes interviewées appuyaient l'action du Gouvernement alors que 51 % étaient en faveur de la position prise par les divers organismes que l'on sait; précisément, ils s'opposaient à l'intention du Gouvernement de s'approprier la totalité de nos surplus de notre Fonds de Pension. De plus, quelque 29 % seulement étaient d'accord que ledit surplus soit partagé à raison de 60 %/40 %, le Gouvernement prenant le 60 %. Le Sénateur Stratton avança qu'à son avis, les sondeurs avaient fort probablement «cuisiné» les questions pour arriver à leur but. Monsieur Bean ne se désista aucunement et affirma que ni lui, ni aucun membre de son Association n'avaient influencé la rédaction des questions utilisées dans le sondage (il est intéressant de noter que lorsque cette même firme de sondage oeuvre pour le Gouvernement, ses conclusions sont acceptés sans question)! Monsieur Bean fit aussi état du déficit qui résulta lorsque le Gouvernement décréta une indexation rétroactive qu'il dut lui-même combler, tel que le veulent les règlements régissant le Fonds de Pension et ses responsabilités vis-à-vis ce Fonds (l'indexation fut décrétée rétroactive à 1960). Depuis lors, le déficit en cause a été comblé. Dans sa deuxième présentation, le Président National de l'AFP/AAC, Monsieur Ed Halayko, répéta tout simplement les commentaires qu'il avait offert lors de sa première présentation au sous-comité du Sénat et ce, à l'effet que toutes nos présentations n'étaient en fait qu'un exercice en futilité car il n'y avait eu aucune consultation par qui que ce soit ou avec qui que ce soit sur le sujet qui nous concerne. Monsieur Halayko continua, lui aussi, d'utiliser les mêmes mots descriptifs auxquels le Sénateur DeBané s'était objecté en ce qui a trait à la mésappropriation de nos fonds par le Gouvernement, ajoutant que son organisme était à poursuivre le Gouvernement pour 4,6 milliards de dollars pour ce geste illégal. Répondant à une question posée par le Sénateur Conservateur Kelleher, Maître Campbell rétorqua que lorsque nous aurons gagné notre cause, le Gouvernement se servant de la Loi C-78 ne fera qu'ajouter nos 4,6 milliards de dollars aux 30 milliards qui restent de nos surplus, et se l'appropriera encore. En ce qui a trait au Comité Consultatif du Comité d'Investissements, lequel est abondamment pourvu de bureaucrates du Parti Libéral, Monsieur Halayko fit remarquer au sous-comité du Sénat que l'on peut aviser, recommander ad vitam aeternam sans toutefois que les membres nommés comme résultat d'une politique de patronage ne soient obligés de porter attention aux recommandations qui leur sont faites! Le fait que le projet de loi C-78 fut retourné sans amendement à la Chambre des Communes, est un exemple parfait de ce que j'avance, et le projet de loi C-78 est devenu Loi. Avec l'Association des Employés des Sciences Sociales (SSEA) battant la marche, votre Association, ainsi que celle de la GRC, ont entamé des litiges pour recouvrer la plus récente mésappropriation de nos fonds. Cette fois, l'Association Canadienne de la Fonction Publique (PSAC) appuyée par celle des fonctionnaires publiques à la retraite, est aussi à l'oeuvre dans la même direction. Les avocats sont aptes à devenir très opulents, oeuvrant pour nous faire recouvrer nos fonds «égarés», pendant que nos Généraux et nos Bureaucrates «seniors» de même que ces membres «dégommés» du Cabinet, se verront sans doute attribuer une position lucrative, compliment du système de Patronage en vigueur.
LE MAINTIEN DE LA PAIX, LES ZONES DE COMBAT ET L'ÉQUIPEMENT DES TROUPES Encore une fois, notre Premier Ministre a assumé le rôle de Commandant-en-Chef des Forces canadiennes, en envoyant dans une zone de combat, sans l'approbation du Parlement, des troupes canadiennes! Cette fois, il était en voyage de plaisir en Nouvelle-Zélande! Eh bien, voilà le même homme qui demeura au lit lorsqu'un intrus réussit à déjouer les gardiens de sa résidence officielle et laissa à son épouse, le soin de s'occuper de l'intrus; c'est ce même homme qui, fortifié par la présence de constables de la GRC, s'en prit à un citoyen innocent. Cette action frôlant le criminel est maintenant connue sous le nom de «Shawinigan Hand-Shake»! Eh oui, Monsieur Chrétien met aussi du poivre de cayenne sur son steak! Comme il fallait s'y attendre, le Média ne voulant pas faire des vagues, ne demanda jamais comment il se faisait que des charges d'agression ne furent pas portées contre Monsieur Chrétien! D'emblée, la Presse demeure étrangement muette sur l'envoi de troupes outremer sans autorisation du Parlement. Quant à l'équipement, les véhicules blindés dont on se sert au Kosovo, sont si sécuritaires que des techniciens civils durent être envoyés sur les lieux pour rehausser le blindage de ces mêmes «blindés» lesquels, dit-on, ne peuvent arrêter les balles de mitrailleuses. Évidemment, le but de ces véhicules est de supporter la constabulaire au cours d'émeutes, ce qui diffère de beaucoup d'un rôle où de vrais chars d'assaut (tanks) devraient êtres employés. Bravo! Eh bien, devinez ce qui s'est produit après que ces véhicules se furent donnés une «peau» additionnelle? Leur conduite s'est avérée des plus difficile et même impossible! Et pourtant, le Média n'en parle guère! L'on retrouve des carences semblables au sein de l'Aviation. Non seulement nos hélicoptères tombent du ciel comme des feuilles en automne, mais encore, un vénérable Hercule destiné à oeuvrer de l'Australie au Timor a du être retenu au sol «grinded». Bien sûr que notre MDN nous assure que cette flotte aérienne est scrupuleusement entretenue du point de vue mécanique, quoique personne ne demande aux passagers militaires s'ils se sentent en sûreté dans ces Mathusalems. Et que faire de nos CF-18 (avion de combat) qui voient leur queue se désintégrer en plein vol?
L'ASSOCIATION DE LA PRÉVÔTÉ CANADIENNE Du 9 au 11 juin de l'an 2000, la Prévôté canadienne, lors de sa 24e réunion, célèbrera son 60e anniversaire. En plus d'une importante étape, voilà qui apportera plusieurs souvenirs! L'Association a l'intention de concentrer ses efforts sur le Corps lui-même ainsi que ses traditions et la camaraderie qui y règne, attributs qui lui furent légués le rendant apte à donner aux Forces Armées du Canada les services de police dont il avait besoin de 1940 à 1968. Le Corps de la Prévôté canadienne a servi au cours de la Guerre 1939-45 et celle de Corée ainsi que pour des tâches spéciales pour l'ONU et au Canada. Parmi les réalisations de la Prévôté canadienne, l'on remarque : a)Une plaque sur laquelle le mot «Bold» est inscrit, commémorant les débarquements en Normandie le 6 juin 1944; cette plaque porte aussi l'insigne du Corps. La Prévôté fut commissionnée en 1944. b)Une étroite liaison avec le département des Anciens combattants pour s'assurer entre autres que le Corps soit représenté lors de pèlerinages à d'anciens champs de bataille. c)Une jeep de la Prévôté : Une jeep de millésime 1941 fut réparée et totalement restaurée grâce à des contributions volontaires et l'on y a inscrit les sigles de la Prévôté utilisés au cours de la deuxième guerre mondiale. d)Le Chien de Garde (Watchdog) : Ce journal du Corps voit à publier des articles historiques ainsi que des anecdotes produites par des membres; les unes sont comiques, les autres tragiques mais, toutes sont véridiques. e)Une boutique où l'on trouve tous les bibelots ayant trait au Corps. f)Un fonds bénévole établi pour aider les membres dans le besoin et aussi pour défrayer les coûts de services commémoratifs. g)Un «Roll of Honour» : Parchemin dûment inscrit, encadré et exposé dans le «Héritage Hall du CFSIS». h)Une réunion annuelle organisée et tenue à l'échelle nationale. Le Watchdog - l'Histoire du Corps de la Prévôté du Canada Ce document est dû aux recherches et à la «plume» du Colonel Andrew Ritchie. Le membership du Corps a toujours voulu raconter les faits et gestes du Corps et maintenir ses traditions. Pour ce faire, il croyait qu'il fallait limiter l'adhésion de son association à ceux qui avaient servi avec le Corps. Il fut donc établi une «Sunset Date», soit une date hypothétique où les deux derniers membres survivants de ce groupe (1940) dégusteraient ensemble une tontine de Brandy. La dégustation en question est appelée à marquer le passage de la mémoire mortelle du Corps ce qui, pour prendre les paroles du Col. Ritchie, constituera «la journée par excellence». Attendu la nature et l'intention de notre devise, de notre critère d'appartenance, il est évident que notre membership est appelé à diminuer peu à peu. Cette réalité incontournable rend la formation d'un Comité exécutif impossible. Deux options s'offrent : a)Nous laissons l'Association «mourir de sa belle mort» et avec dignité; ou b)Nous laissons aller notre Association au gré du sort, n'y pouvant rien. Les membres ont décidé d'adopter (a) ci-haut et ont demandé qu'un plan soit rédigé à cet effet. Tout ceci sera présenté aux membres lors de la réunion du 60e anniversaire.
L'Association maintient un réseau Email et est à augmenter son étendue et sa portée de façon à inclure les réseaux de téléphone locaux. Voilà qui aura une importance plus prononcée après le «décès» de l'Association elle-même. Les membres du Corps qui seraient intéressés, sont priés de communiquer avec Jim Lumsden dont le Email est : jlumsden@intranet.ca ou par téléphone au: (613) 820-0765.
NOTRE GOUVERNEMENT A UNE CONSCIENCE DÉLICATE Depuis l'avènement du nouveau Gouverneur Général (vous vous souviendrez que c'est bien Elle qui voulait faire de notre Musée de Guerre un Mémorial à l'Holocauste et qu'elle est, en outre, la Commandante en Chef de nos Forces Armées), le Gouvernement Chrétien s'est lancé dans une croisade humanitaire destinée à rectifier les injustices de par le Monde de même que la garantie des respects des Droits de l'Homme, etc., etc. D'emblée, l'on se proposerait une ère de déboursés, immédiatement avant ou après les prochaines élections fédérales!?! Et toutes ces extravagances, à l'exclusion de ceux qui ont contribué et qui continuent de le faire, soit protéger le Canada, y compris ses politiciens, alors que nos troupes et nos militaires en service outremer manquent d'uniformes et de chaussures. Par contre, nous avons une pléthore, une surabondance de soutiens-gorge pour nos femmes soldats, nous avons une abondance de turbans pour nos myriades de soldats Hindous et des couleurs régimentaires pour nos 76 généraux! Avant la célébration de l'Armistice 1999, nous entendions des témoignages hypocrites en provenance de la Chambre des Communes de la part de ces mêmes individus qui avaient fait partie de la cohorte qui avait contribué à la mésaprobation de nos économies - des larmes de crocodiles quoi! Et puis, hâtons-nous de partir en vacances! Et notre valeureux chef de déguerpir vers d'autres cieux sans, bien sûr, oublier ses bâtons de golf, son épouse et son entourage assez imposant, le tout protégé par de nombreux gardes du corps (sans doute abondamment pourvu de poivre de cayenne) et tous très bien accommodés dans l'avion du Premier Ministre, soit «Airforce One» (le tout à nos frais). Ne sommes-nous pas veinards d'avoir un Premier Ministre qui ne pense qu'à nous?!! Et ce n'est pas tout! Le Ministre Axworthy, vraisemblablement en quête d'un prix Nobel à l'instar de Mike Pearson, fait de son mieux avec les deniers du contribuable! Ah, mais soyons donc heureux de notre situation! Incidemment, n'oubliez pas ces émigrés illégaux qui parvinrent à passer au travers notre système de contrôle dans des bateaux pleins de trous, qui auraient pu les noyer tous avant qu'ils n'arrivent en eaux canadiennes. À date, quelque 54 millions de dollars ont été déboursés pour prendre soin de ces gens, mais plusieurs parmi eux ont le front de se plaindre et font la grève!
PRÉSENTATION ÉCRITE AU SECRÉTAIRE DE LA LÉGION ROYALE CANADIENNE (AOÛT) En août 1999, votre officier de liaison auprès du Gouvernement fédéral rencontra deux amis de l'Association, Monsieur Walter Kelm, ex-directeur, Pensions et Bénéfices au sein du département du Trésor, ainsi que le Lt-col. R.G. Loiselle (R), ex-directeur, Solde et Services 4 (Pension et Bénéfices lors du licenciement) au Quartier Général de la Défense. Ensemble, ils produisirent un mémoire à l'endroit du Secrétaire du Dominion, Légion Canadienne Royale. Le mémoire en question étalait les problèmes envisagés par L'AFP/AAC en ce qui a trait aux réformes devant être apportées au Plan de Pension par le Fédéral. Le mémoire en cause recommandait que : a)La Légion unisse sa voix à celle des employés retraités du Fédéral, tout spécialement à celle des retraités des Forces Armées, pour convaincre le Gouvernement (le Parlement) que ce projet de Loi C-78 ne devrait pas être passé au statut de Loi, tout simplement parce que cette législation n'avait pour but que de permettre au Gouvernement de confisquer les surplus de Fonds de Pension des Forces Armées, dont une grosse partie appartient à leurs membres qui y ont contribué un pourcentage de leur salaire au cours des années, (ceci s'appliquant évidemment aux retraités des Forces, tout aussi bien qu'aux retraités de la Fonction Publique du Fédéral). Certainement, les contribuables à ces surplus ont droit à leur part. À ce stage, le mémoire encourageait les membres de la Légion à contacter leur député de même que les Sénateurs et même le Premier Ministre du Canada pour leur demander, les exhorter à protester l'intention précitée, exécutée sans consultation aucune avec les parties concernées et ce, dans les meilleurs délais. Évidemment, le ministre de Défense et celui de Affaires des Anciens Combattants furent inclus dans cette exhortation, de même que le Président du Trésor et les membres du Média. b)Demander par l'intermédiaire du ministre de la Défense, une place sur le Comité consultatif pour une représentation de l'AFP/AAC dans le but évident de représenter les intérêts de ses membres qui sont aussi membres de la Légion. Il faudrait aussi que tous les comités consultatifs soient consultés en ce qui a trait à tout changement projeté à l'Acte du Fonds de Pension. c)Avec l'aide du ministre de la Défense, concentrer toutes les ressources des organismes concernés sur l'objectif de voir le Trésor négocier le partage des surplus du Fonds de Pension de façon à améliorer les bénéfices aux retraités. Les améliorations recommandées comprennent mais ne se bornent pas aux cas suivants : 1. Les Cas de «Six et Cinq» - Le Rattrapage : Ajustement des pensions de ceux dans cette catégorie dont l'indexation a été limitée par le Gouvernement en 1983-84; 2. Bénéfices aux Survivant(e)s : Majorer ces bénéfices de ceux qui en retirent et améliorer les conditions d'admission; 3. Réduction des Contributions : ou à défaut de cela, décréter une «vacance» de contribution et pour l'employeur (le Gouvernement) et pour les employés (les pensionnés). Malheureusement, la Loi C-78 prit effet avant que la Légion ne puisse donner suite à ces recommandations. Toutefois, ceci n'en diminua pas l'enthousiasme de son président, Chuck Murphy qui écrivit au Premier Ministre pour lui souligner la hâte avec laquelle C-78 avait été passée! Monsieur Murphy fit aussi état de l'absence de consultation dans cette affaire, ce qui constitue une aberration de la démocratie. Ici, nous nous permettons de citer textuellement les paroles de Monsieur Murphy : «Il est très déconcertant pour nous de voir le Gouvernement utiliser des manières draconiennes pour changer les règles qui régissent les droits et bénéfices d'un imposant segment de la population canadienne sans, au préalable, avoir consulté les personnes susceptibles d'être affectées par les résultats de ce changement». Notre Association est redevable au Président de la Légion pour cette démonstration d'appui de nos efforts!
PRÉSENTATION ORALE FAITE AUX VÉTÉRANS DU COMITÉ DES AÎNÉS DU SERVICE AINSI QU'AU COMMANDEMENT DU DOMINION DE LA LÉGION CANADIENNE (OCTOBRE 1999) Le 24 octobre dernier, votre Officier de liaison auprès du Gouvernement fédéral avec l'aide du Lt-col (R) Rudy Loiselle, fit une présentation orale aux personnes mentionnées en rubrique. La présentation faisait état des points suivants :
Les changements perpétrés à date au CFSA par les Lois C-71 et C-78; L'opposition soulevée par votre Association à ces changements; L'appui de nos démarches par la Légion canadienne; Nos efforts pour que ceux qui se remarient après l'âge de 60 ans ne soient pas privés des bénéfices auxquels ils ont réellement droit; Nos démarches pour faire majorer les bénéfices aux survivants(es); Nos efforts pour obtenir une place sur le Comité consultatif du CFSA. Bien que les intentions d'appui de la Légion comme entité ne seront pas connues avant plusieurs mois, nous sommes confiants qu'elle continuera de nous appuyer dans nos efforts.
MÉMOIRE ORAL ET ÉCRIT PRÉSENTÉ AU CONSEIL NATIONAL DE L'ASSOCIATION DES VÉTÉRANS DU CANADA (NCVA)
La vice-présidente (veuves de militaires) de l'AFP/AAC, Madame Helen Rapp ainsi que notre officier de liaison au Fédéral, Chuck McCabe, livrèrent une présentation orale et écrite lors de la réunion annuelle de l'organisme mentionné en rubrique (novembre 1999). Les points saillants furent :
Il faut appuyer fermement les efforts des employés et pensionnés du Fédéral, spécialement ceux qui sont retraités des Forces, en faisant pression sur le Gouvernement pour qu'il ne passe pas le Projet de Loi C-78 (trop tard!); mais plutôt qu'il négocie un plan de pension juste; Il faut appuyer les démarches de notre Association et sa recommandation qui veut que la Légion, par le truchement du MDN, réclame une place sur le Comité consultatif du CFSA, afin qu'elle puisse être en mesure de protéger les intérêts de ses membres passés ou actuels ainsi que leurs survivants(es), et Continuer de préconiser l'amélioration du Plan de Pension au sein du CFSA, y compris les cas «Six et Cinq» quant au rattrapage. Le président du NCVA, Monsieur Cliff Chadderton demanda et reçut copie de notre présentation au Groupe de Discussion (Panel) chargé de réviser l'Acte régissant les Droits de l'Homme, s'il y a lieu. Ce mémoire, livré le 18 octobre, vise à effectuer des altérations à l'Acte qui permet actuellement de discriminer contre un vétéran qui se remarie après l'âge de 60 ans et qui, ipso facto, perd ses droits aux bénéfices pour lesquels il a payé au cours de son service.
DES BÉNÉFICES APRÈS LA LOI C-78 Maintenant que le Gouvernement a mis ses mains sur nos fonds de retraite, une couple de promesses seront peut-être respectées?! Quoique l'on nous affirme que le supplément accordé lors du décès n'a rien eu à faire avec la Loi C-78 (nous ne sommes aucunement d'accord), le supplément en cause doit être majoré de l'équivalent de deux années de solde, montant subséquemment réduit de 10 % par année après que l'on atteint l'âge de 60 ans, jusqu'à ce que le solde atteigne la somme de dix mille dollars (10 000 $), où il demeurera. D'emblée, les contributions à cette assurance cessent lorsque l'on atteint l'âge de 70 ans, mais la somme résiduelle de 10 000 $ demeure intacte. Depuis de nombreuses années, (au delà de 20 ans), votre Association talonne le Gouvernement pour qu'il autorise les retraités à participer au Plan Dentaire dont les membres actuellement en service bénéficient. La raison du refus constant a toujours été que le coût en était prohibitif (90 000 $/an). Avec l'avènement de la Loi C-78, farcie de l'approbation de nos Fonds de Pension, le Gouvernement semble avoir trouvé des fonds pour autoriser le Plan Dentaire pour l'an prochain (?), sur une base de 60/40! Par contre, le coût du plan semble avoir été réduit à 55 000 $/an pour les Forces Armées et la GRC ainsi que pour les membres de la Fonction Publique retraités. Eh bien, rappelez-vous bien, pour l'an prochain! Donc, si vous détenez un plan dentaire actuellement, n'allez pas le discontinuer, car ce même Gouvernement est souvent revenu sur ses promesses dans le passé! Les corps-à-corps sont commencés pour déterminer qui pourra siéger sur le Comité consultatif pour l'administration de notre Fonds de Pension. Ce Comité, qui serait supposé comprendre des contributeurs au fonds, sera en fait entièrement dominé par ces mêmes bureaucrates qui sont responsables d'avoir créé nos problèmes au départ! Évidemment, ces gens ne toléreront aucune interférence de notre part, nous les contribuables. Pour sûr, aucun de nous ne pourra réclamer un siège sur le comité chargé d'administrer notre Fonds de Pension car ces positions à caractère exalté sont réservées pour les bénéficiaires de patronage. Mais quand même, à qui appartient donc cet argent? Naturellement, le vieux système continuera «gros Jean comme par devant» : le Trésor continuera de détenir le contrôle absolu sur les trois Fonds de Pension et nos ministres de la Défense, d'abroger leur responsabilité envers nous (probablement parce qu'ils nous considèrent comme illettrés et ignorants). Quant à nos Généraux, ils refuseront d'accepter toute responsabilité qui les exposerait à prendre une décision qui pourrait aller à l'encontre des vues et désirs de la Bureaucratie. Enfin, les pouvoirs décisionnels demeureront dans les mains de plusieurs ministres et d'une multitude de bureaucrates. Eh bien, encore une fois, cela ne peut arriver qu'au Canada!
LE LITIGE L'Étude légale de Caroline Engelmann Gottheil a logé un appel auprès de la Cour supérieure de l'Ontario en notre nom, et ce, conjointement avec la GRC, dans le but de retirer la Loi C-78 et récupérer les fonds, des deux organismes précités, appropriés par le Gouvernement. Il y a présentement trois poursuites ou litiges concernant cette frauduleuse manoeuvre du Gouvernement. L'une est menée par l'AFP/AAC de concert avec la GRC, une deuxième est une coalition de syndicats sous l'aile de l'Institut professionnel des employés de la Fonction Publique et une troisième est menée par l'Alliance de la Fonction Publique du Canada, une coalition de syndicats. La coalition de l'AFP/AAC et de la GRC s'imposait parce que ces deux organismes tombent sous la responsabilité du ministre de la Défense et non celle du Trésor. L'Office du Solliciteur général nous chapeaute aussi. Il serait à noter que nos deux ministres ont jugé bon de résilier leurs responsabilités en fonction de la Loi C-78!! Maintenant et compte tenu de notre litige, ils auront à justifier leur décision s'ils le peuvent! D'emblée, nos conditions de service diffèrent de celles de la Fonction Publique - nous servons notre Pays y compris ses politiciens et leurs pots-de-vin et nous le faisons en uniforme et armés. Vous trouverez ailleurs dans ce bulletin, une copie du communiqué de presse sur ce litige. Un «reporter» du Citizen d'Ottawa mérite notre admiration pour avoir publié maints articles sur nos activités; il s'agit de Madame Kathryn May.
LA RÉUNION BIENNALE DES INFIRMIÈRES MILITAIRES L'Association des infirmières militaires du Canada tiendra sa 35e réunion biennale, donc son 70e anniversaire à Toronto du 25 au 28 mai de l'an 2000. La célébration aura lieu au Sheraton Centre et le conférencier d'honneur au dîner sera nul autre que Peter Kent, celui-là même qui agit comme commentateur principal au programme First National News de Global TV.
L'occasion marquera aussi le 101e anniversaire du Service des infirmières militaires du Canada. Toutes les ex-infirmières sont cordialement invitées de même, évidemment, que celles qui sont présentement en service. Nous entendrons avec plaisir les récits de vos souvenirs d'outremer. Pour enregistrement, veuillez contacter : June Barron, Présidente Nursing Sisters Association 164 Beechwood Ave. NORTH YORK, ON. M2L 1K1 Tél. : (416) 447-6843
DE NOTRE FONDS LÉGAL Il est bien évident que nos quatre litiges seront «douloureux» pour notre compte de banque. Trois desdits litiges ont été placés en veilleuse, alors que le dernier (Loi C-78) s'avérera très onéreux! En conséquence, vos dons seront des mieux accueillis par notre Fonds légal, car enfin, voilà nos économies qui sont en jeu!
Il est malheureux que le Gouvernement nous ait placés dans l'indésirable position où nous devons nous insurger contre nos députés et nos employés, les bureaucrates, dans un effort ultime pour recouvrer les argents qui sont nôtres. Les avocats des deux parties vont s'enrichir alors que nous combattons pour la Justice telle qu'elle existe au sein d'une Démocratie à l'allure dictatoriale!
DU MEMBERSHIP S.V.P., veuillez regarder l'étiquette sur l'enveloppe du Bulletin. Si celle-ci indique le 31 décembre 1998, ceci veut dire que ce bulletin est le dernier que vous allez recevoir cette année et plus tard, car vous êtes en arrérages pour 1998 et 1999, l'année 1998 ne vous ayant pas été chargée, espérant que vous vous reprendriez avant la fin de 1999. Votre dossier a donc été remisé aux rangs de non-actifs. Si vous désirez renouveler votre adhésion, il vous en coûtera 30 $ pour les années 1998 et 1999 et 15 $ pour l'an 2000. Pour ce qui est de ceux dont l'étiquette indique le 31 décembre 1999, voilà qu'il est temps de renouveler pour l'an 2000. Vous ne recevrez pas d'autre rappel que celui-ci. S.V.P., faire votre chèque au nom de «Membership AFP/AAC» et spécifiez bien si un montant additionnel est pour le Fonds légal. Adressez le tout à AFP/AAC, Oakridge, P.O. Box 28029, LONDON, ON. N6H 5E1.
NOMINATION Nous avons un nouveau membre qui a offert ses services pour l'équipe exécutive. Il s'agit du: Capt. H.J. Schneider, CD, directeur régional pour le Toronto Metropolitain, AFP/AAC 70 Park St, Apt. 903 MISSISSAUGA, ON. L5G 1N5 Tél. : (905) 274-5855 Email : herschne@interlog.com
COMMUNIQUÉ DE PRESSE Compétence de l'Éditeur des Nouvelles et Relations ouvrières L'Association canadienne des Pensionnés et Rentiers militaires s'apprête à lancer une poursuite légale contre le Gouvernement en regard de la Loi C-78, législation récente qui autorise ce même Gouvernement Fédéral à effectuer un transfert unilatéral de 30 milliards de dollars, soit les surplus accumulés dans leur Fonds de Pension par ses «employés». La même association est aussi en litige avec le Fédéral pour avoir eu recours à une manoeuvre comptabilitaire pour s'approprier approximativement 11 milliards de dollars du Fonds de Pension avant que la Loi C-78 ne soit passée et mise en effet. Nous avons honorablement servi notre pays en uniforme en temps de guerre comme en temps de paix et le Gouvernement fédéral nous remercie en volant nos économies de retraite, dit le président national de l'AFP/AAC, Ed Halayko. Notre Association représente plus de 25 000 ex-membres et retraités des Forces canadiennes. Nos avocats, Caroline Engelmann Gottheil, ont l'intention de défier la Loi C-78 en Cour supérieure de l'Ontario d'ici une semaine et s'attendent à ce que l'association représentant la GRC se joigne à nous. Les deux organismes argumenteront le fait que le Gouvernement a, de façon illégale, «exproprié» le surplus accumulé du Fonds de Pension en cause, sans avoir compensé ceux qui ont contribué audit fonds. Des poursuites légales semblables ont aussi été initiées avec la même Cour par l'Alliance de la Fonction Publique du Canada de même que par l'Institut professionnel de la Fonction Publique. Monsieur Halayko, président national, espère pouvoir collaborer (l'AFP/AAC et l'Association de la GRC) avec les autres syndicats pour vaincre le Gouvernement, mais il souligne le fait que : a) Il existe des différences entre les poursuites des syndicats et celles de l'AFP/AAC et de la GRC en ce que les «employés» militaires ont été affectés de façon plus marquée par l'appropriation des fonds en cause par le Gouvernement. En effet, les bénéficiaires du Fonds de Pension pour eux sont au nombre de 160 000 comparé au 625 000 membres de la Fonction Publique Fédérale qui bénéficient du Plan. b) Toutefois, des 30 milliards de dollars qui seront pris à même le surplus que l'on sait, près de 13 milliards de dollars proviennent du fonds des Forces Armées et de la GRC. c)D'emblée, les membres des Forces ont toujours été désavantagés en terme de solde et d'annuités et aussi, n'ont jamais eu le loisir de se doter d'un syndicat pour défendre leurs intérêts, le cas échéant! d)Enfin, les statistiques pour les Forces Armées sont des plus révélatrices! La moyenne de pension accordée à un retraité des Forces, se situe à 16 000 $ par année alors que les survivant(e)s touchent à peine 12 000 $/an. Monsieur Halayko est aussi mal à l'aise sur la question de manque d'égalité entre les contestants lorsqu'il s'agira de contestation ente le Gouvernement et ses employés ou pensionnaires. L'AFP/AAC et d'autres groupes de contestants ont été impliqués dans des litiges en Cour fédérale, litiges qui défient le Gouvernement quant à son système de comptabilité qui a résulté en l'appropriation de 11 milliards de dollars des surplus du Fond de pension. Plutôt que de contester le cas en Cour, le Gouvernement s'en est tiré facilement en changeant la Loi! Comme Monsieur Halayko le souligne : «Lorsque le Gouvernement ne prise pas les règlements, il les change en passant une autre Loi». Monsieur Halayko ajoute que la Loi C-78 est de l'hypocrisie pure et simple surtout qu'elle provient d'un Gouvernement qui se disait supporteur des droit du Plan de pension en force, alors que ses membres faisaient bien partie de l'Opposition. Selon l'opinion de Maître Fiona Campbell qui nous représente, les questions touchant les pensions sont traitées de façon totalement différente dans la vie civile. Par exemple, pour les Plans de pension enregistrés au Fédéral, l'on ne peut retirer les surplus accumulés sans avoir, au préalable, le consentement d'au moins les 2/3 des membres. Sur ce, Monsieur Halayko ajoute que le Gouvernement est en train de créer deux classes de citoyens lorsqu'il s'agit de droit des Fonds de Pension : la classe de ceux qui oeuvrent pour le Gouvernement et celle qui n'a aucun droit. E.W. Halayko, P Eng, CD, Président national AFP/AAC P.O. Box 28029 LONDON, ON. N6H 5E1 Tél. : (519) 471-9232 Email : Site Web : http://www.afp-aac.org S/Sgt G. Delisle Président Association de la GRC B.P. 154, WESTMOUNT QC. H3Z 2T4 Tél : (450) 291-4458 Télécopieur : (450) 291-5760 Email : assoc.police.montee@tjeannet.ca
Maître Fiona Campbell, procureur Caroline Engelmann Gottheil 500 Metcalfe, OTTAWA K1P 5L4 Tél. : (613) 235-5327
NOTRE TOILE (SITE WEB) Bienvenue au Site Web de l'AFP/AAC!
Notre adresse: http://www.afp-aac.org
Lorsque vous désirez «visiter» notre site, une des précautions que vous devrez prendre, sera d'effectuer une mise-à-jour de votre écran. Lorsque je mets à jour les dossiers de nos membres sur l'Internet Provider (ISP) (ordinateur), le seul moyen de faire muter ces dossiers à votre ordinateur est de faire un «screen refresh» ce qui veut dire mette à jour le contenu de la «boîte», procédure qui résultera en un transfert des nouveaux dossiers à votre ordinateur. Pour Nestcape et Internet Explorer, le «refresh» est effectué en pressant sur le bouton «F5» (les clés de fonction sont alignées en haut de votre console). Lorsque vous procéderez à cette manoeuvre, votre écran commencera à clignoter et procédera au rechargement de nouvelles filières ou dossiers à partir du «ISP Computor». Brian Westbrook, Major, Web Master Email: Brian_Westbrook@UManitoba.CA
APPLICATION POUR UNE ADHÉSION : COÛT 15 $ Titre ou rang militaire : ____________________ Surnom : ________________________________ Nom de baptême : _________________________ Adresse : ________________________________ # d'app. : ________________________________ Ville : ____________________________ Province : _____________ Code postal : _________ # Tél. : ___________________________ Email : ____________________________ Faire parvenir à : AFP/AAC B.P. 28029 LONDON, ON. N6H 5E1 |